La Musique de Disney - Un Héritage en Chansons

Quand la Seconde Guerre Mondiale prit fin, Disney se lança dans un ambitieux programme de production de long métrages, mais le public ne réagit plus du tout à son oeuvre comme avant la guerre. Les trois package features comme les appelait, avec leur ensemble de segments animés illustrant une sélection de musique populaire - La Boîte à Musique, Coquin de Printemps et Mélodie Cocktail - ne réussirent pas à générer beaucoup d'enthousiasme de la part des critiques et du grand public.
Charles Solomon, Les Inconnus de Disney

Dans une ultime tentative pour remettre en selle sa première vedette, Disney reprit la production de "Mickey et le Haricot Magique, qui avait été interrompue par la guerre.Donald et Dingo y avaient des rôles secondaires, mais ils dominaient le film par leur drôlerie.Pour la première fois, Walt Disney céda à un autre la voix de Mickey.Se plaignant de sa voix rauque, il demanda au bruiteur Jim MacDonald : "Si tu essayais de le faire ?" À dater de ce jour, Mac Donald assura lui-même la voix.
Bob Thomas, L'Art de l'Animation

Composé de deux histoires liées par l'intervention de Jiminy Cricket, du ventriloque Edgar Bergen (le père de Candice) et de ses marionnettes, Coquin de Printemps (1947) est un vrai régal de "vieux" dessin animé Disney."Bongo, roi du cirque" est dans la veine de Dumbo puis "Mickey et le Haricot Magique" reprend avec humour le conte de Jack et le Haricot Géant.La vidéo est de tenue exceptionnelle : une vraie remasterisation du film, un transfert parfait de luminosité et un son recodé hifi stéréo Dolby Surround.
Gilles Gressard.

En 1947, un géant moderne nommé Willie arrive dans Coquin de Printemps. La moitié du film s'inspire de l'idée d'Edgar Bergen, Charlie McCarthy et Mortimer Snerd : divertir un jeune public en présentant une version animée de "Jack et le Haricot Géant", réunissant Mickey, Donald, Dingo et un géant comique.Malheureusement les gags manquent d'imagination, le montage prises de vues réelles - dessin animé n'est pas bien conçu et le pauvre géant Willie, n'est ni assez drôle pour faire rire, ni assez méchant pour effrayer.
Ollie Johnston et Frank Thomas, Les Méchants chez Walt Disney